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Chrétiens et Juifs, ... des amis ! |
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Le site de l'association COEUR: Comité OEcuménique d'Unité chrétienne pour la Repentance envers le peuple juif. |
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Ôtez les
pierres ! Enseignement
de Sœur Joéla, sœur de la Communauté des Sœurs de Marie à Darmstadt lors de la “Convention européenne” à
Uppsala/Suède, en juillet 2005. Paru dans
Yerushalaim n°44 Lors d’un enseignement donné au cours
de la “Convention européenne” de 2004, j’ai été frappée que le pasteur Ulf
Ekman commence son message par Esaïe 40, 3-4. Il nous a exhortés à préparer le
chemin du Seigneur en commençant par nos propres cœurs. Aujourd’hui,
j’aimerais aussi citer un passage d’Esaïe : «
Franchissez, franchissez les portes ! Préparez un chemin pour le peuple !
Frayez, frayez la route, ôtez les pierres ! Élevez une bannière vers les
peuples ! » (Esaïe 62,10). Ce verset
nous montre un autre aspect de la façon dont nous sommes appelés à préparer le
chemin du Seigneur. Les
enfants du peuple élu de Dieu continuent de retourner dans leur pays en venant
des quatre coins du monde, ce qui est un miracle à nos yeux. Ils y retournent
physiquement, bien sûr. Mais pour que leur démarche devienne également une
démarche spirituelle, il y a encore bien du travail à faire, et le Seigneur
nous permet de prendre part même à ce travail. La tâche principale que le
Seigneur nous confie consiste à ôter les pierres. Ôter les pierres est un
travail pénible, mais par ce travail, nous arriverons à poser un fondement
spirituel solide qui nous rendra capables de nous tenir fidèlement aux côtés
d’Israël dans les temps à venir. Permettez-moi de parler en particulier de
trois pierres importantes que nous pourrons facilement garder à l’esprit. La première grosse pierre à
ôter : notre ignorance des souffrances du peuple élu de Dieu. Je suis allemande. La plus grande
pierre est ce qui s’est passé dans mon propre pays, dans l’Allemagne nazie.
Plus j’essaie de faire face à ce qui a eu lieu et d’en saisir l’importance,
plus cette pierre devient grosse et lourde. La plupart d’entre vous objecteront
peut-être : « Dieu soit loué, cette pierre-là n’est pas mon problème ; je n’ai
jamais été impliqué dans ces événements. » Cependant, celui qui désire aimer le
Seigneur et Son peuple doit faire face à la manière dont nous avons tous, à des
degrés divers, contribué au poids énorme de cette pierre-là. Peut-être puis-je expliquer cela par
un témoignage personnel. Bien que cela fût très inhabituel dans l’Allemagne des
années d’après- guerre, j’ai eu l’occasion, déjà très jeune, de voir un film
documentaire sur les atrocités commises sous le régime d’Hitler. Je n’oublierai
jamais ces images et, depuis lors, je n’ai cessé d’avoir honte d’être allemande.
Il me semblait insupportable de devoir faire face aux souffrances que nous
avions infligées aux Juifs et à la culpabilité de mon peuple. Je voulais jouir
de la vie et non pas me charger de cette histoire douloureuse. Un petit exemple
tiré de mon enfance peut illustrer mon état d’esprit : ma famille avait une
précieuse boîte d’argent ciselée à la main dans laquelle ma mère conservait
toujours des bonbons à la framboise, quand elle en avait. Un tel bonbon
constituait la plus grande des récompenses pour ma sœur et moi quand nous
avions aidé notre mère à empiler du bois pour l’hiver. Je savais que nous
avions hérité cette boîte de Tante Wolf, et j’avais entendu dire qu’elle était
juive. Mais je dois confesser, à mon profond regret, que pendant de nombreuses
années, je n’ai jamais posé la question de savoir ce qui était arrivé à Tante
Wolf, ni même essayé de me renseigner sur sa vie. J’ai tourné mes regards de
l’autre côté. Même lorsque j’étais déjà Sœur de Marie, il a fallu encore des
années avant que le Seigneur ne change mon attitude. Voilà un exemple
classique qui montre comment nous pouvons nous rendre facilement coupables ;
cela prouve également que je ne suis nullement meilleure que mes compatriotes
du temps d’Hitler, même si j’ai été élevée après la guerre. La plupart des nations avaient une
attitude similaire vis-à-vis des Juifs ; elles aussi ont tourné leurs regards
de l’autre côté. Elles savaient, mais elles prétendaient de ne pas savoir ;
elles ne voulaient pas s’engager. On appelle cela la « neutralité ». Je ne veux
pas minimiser la culpabilité allemande, je veux seulement montrer que nous
courons tous le risque de glisser facilement dans cette même façon d’agir, sans
même nous en rendre compte, et cela ne doit pas nous étonner. Cela peut se
faire parce que nos cœurs sont tournés vers nos propres intérêts et, ainsi,
nous passons outre, tout comme le sacrificateur et le Lévite, qui ont ignoré
celui qui était tombé au milieu des brigands (voir Luc 10.30 et versets
suivants). Notre manque d’amour, notre
indifférence, voici la première grande pierre d’achoppement pour Israël. Si
nous voulons aplanir la route pour Son peuple, nous devons au moins être
disposés à connaître sa douloureuse histoire. Cela signifie prendre le temps de
lire, de poser des questions, d’écouter, de prier. C’est une question d’amour ;
sinon nous ne serons jamais capables de préparer le chemin pour Son peuple. Au cours des deux derniers millénaires,
aucun peuple n’a été aussi profondément et douloureusement blessé, ni aussi
constamment offensé par nous chrétiens que le peuple élu de Dieu. Seul un cœur
contrit et affligé peut avoir accès au cœur des enfants de Son peuple et aider
à ôter les pierres afin qu’ils puissent plus aisément reconnaître leur Messie. La
deuxième grosse pierre à ôter : notre ignorance des profondeurs abyssales du
péché dans notre propre cœur. Quand vous entrez dans une
relation personnelle avec des Juifs, vous les entendez dire parfois :
«Celui-ci, c’est vraiment quelqu’un de bon ! » Ils ont subi tellement de haine
que quiconque se comporte envers eux un peu différemment représente pour eux
un rayon de lumière remarquable. Le fait qu’Auschwitz ait pu se produire dans
un pays dont la plupart des citoyens étaient des chrétiens baptisés, dépasse
complètement leur entendement. Aucun d’entre nous ne peut vraiment le comprendre
non plus, parce qu’au plus profond de nos cœurs, nous nous attendons, malgré
tout, à trouver quelque chose de bon dans la nature humaine, ce qui prouve que
nos pensées sont marquées par un idéalisme humaniste. Dans
Genèse 8.21, la Bible dit déjà : « Les pensées du cœur de l’homme sont
mauvaises dès sa jeunesse », et dans Romains 3.12 :«Il n’en est aucun qui
fasse le bien, pas même un seul ». Saint Paul dit de lui-même, dans Romains
7.18 : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi ». Et cela, c’est la
vérité, mais beaucoup de Juifs, ainsi que de nombreux chrétiens, sont des
idéalistes. C’est pourquoi nous ne voyons pas la vérité, que ce soit sur
nous-mêmes ou sur les autres. Cette mentalité idéaliste nous conduit à croire
que quelque chose comme Auschwitz ne pourra jamais plus se produire. En effet,
je pense que cela ne se répétera pas de la même façon qu’il y a soixante ans.
Mais sommes-nous vraiment convaincus que l’humanité, au cours des soixante
dernières années, s’est développée en une race humaine meilleure ? J’ai plutôt
l’impression du contraire, car aujourd’hui Satan est devenu généralement un
compagnon très populaire, même pour les enfants. Bien
qu’ayant su, entendu et lu beaucoup de choses sur Auschwitz, ma visite sur
place a été une des expériences les plus bouleversantes de ma vie. Là, on fait
directement face à l’essence même de la cruauté. Je voulais hurler, je ne le
pouvais pas ; je voulais pleurer, je ne le pouvais pas. Jamais auparavant je ne
m’étais sentie aussi impuissante et incapable de réagir que pendant ces deux
jours. J’ai longuement prié, mais les cieux semblaient fermés. Pourtant, après
ce premier choc, j’ai senti que le Seigneur commençait à m’expliquer quelque
chose, quelque chose qu’on trouve dans le livre de prières juif, les Psaumes.
Sans doute vous rappelez-vous le cri du Seigneur sur la croix : « Eli, Eli, lama
sabachthani ? » (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu
27,46 ; Psaume 22,2). Ces paroles reflètent la plus profonde agonie
d’Auschwitz. Je me suis demandé : Si toutes les méchancetés, toutes les
tortures, toutes les cruautés sadiques ou, en un mot, l’enfer, si l’enfer sur
terre peut être aussi réel, ne sera-t-il pas aussi réel dans l’éternité ? Pour
Jésus, l’enfer est une réalité, Il le prend au sérieux, aussi au sérieux que
nos péchés. C’est pour nous sauver de l’enfer qu’Il a sacrifié Sa vie. Il nous
met en garde parce qu’Il le voit comme le plus grand des dangers, non pas
seulement pour le monde athée, mais pour chacun d’entre nous. Cependant, puisque
les chrétiens sont, dans leur majorité, des idéalistes, ce sujet de l’enfer est
devenu très impopulaire dans nos églises et nos assemblées, c’est un sujet
tabou dans le monde chrétien. Personne ne doit en parler, sinon nous risquons
de créer de la peur et de mettre les gens mal à l’aise. Pourtant, il est
nécessaire que nous entendions l’avertissement de Jésus, car l’abîme de l’enfer
correspond à l’abîme du péché dans nos cœurs. En 2004, j’ai eu l’occasion de visiter
une exposition à Francfort, organisée pour commémorer le quarantième
anniversaire du procès d’Auschwitz. L’exposition avait lieu dans la salle du
tribunal de l’époque. Il y avait là des cabines, chacune présentant la vie
d’un des accusés, avec des photos et des extraits du procès que l’on pouvait
lire ou écouter avec le son original. Mais il y avait autre chose, qui m’a
touché au plus profond de moi-même : dans chaque cabine, on pouvait lire un
reportage publié par Der Stern, un magazine allemand très populaire, et
intitulé : « Les meurtriers étaient des gens comme vous et moi ». Ces hommes
avaient été des gens tout à fait ordinaires, de bons pères de famille. « Les
meurtriers étaient des gens comme vous et moi » : chacun d’entre nous doit
s’identifier à cette vérité, sinon nous nous mentirons à nous-mêmes et nous
finirons par vivre et prier comme des hypocrites. Certains d’entre vous connaissent
peut-être Tout pour qu’Il règne, le livre de méditations d’Oswald
Chambers. Dans son livre, il souligne que chaque individu est un criminel
potentiel, que chacun est capable de tout, même du pire. Si nous sommes bons,
ce n’est que par la grâce du Seigneur. Peut-être que nous avons été élevés dans
un bon foyer, que nous avons eu une grand-mère qui priait pour nous, ou un
professeur qui nous donnait le bon exemple, ou peut-être qu’une personne pleine
d’amour est entrée dans notre vie au bon moment ; dans tous les cas, ce n’est
jamais parce que nous sommes bons de par notre nature que nous semblons être
meilleurs qu’autrui ; ce n’est que par la grâce de notre Seigneur. Comme le Seigneur ne nous montrera
jamais d’un seul coup l’étendue de notre cœur pécheur et empoisonné, nous
n’avons aucune raison d’avoir peur. Il sait que nous ne pourrions pas le
supporter, car Jésus est le meilleur conseiller spirituel qui soit. Il
travaille dans notre cœur par le Saint-Esprit, qui nous donne Sa lumière de
manière progressive et qui ne nous fait pas uniquement reconnaître l’état de
notre propre cœur, mais aussi l’œuvre de notre merveilleux Sauveur. Ainsi nous
ne serons pas livrés au découragement, mais nous ferons plutôt l’expérience
d’une vraie joie, d’un vrai amour et d’une vraie reconnaissance. C’est cela, la
Bonne Nouvelle. Dans Luc 7.47, Jésus dit : « Celui à qui on pardonne peu aime
peu », ou si l’on retourne la phrase : « Celui à qui on pardonne beaucoup aime
beaucoup ». Je pourrais en conclure que mon caractère pécheur me procure même
un avantage : celui d’aimer Jésus plus que jamais. Car mes échecs m’incitent à
rester en relation étroite avec Jésus. Et cette relation étroite donne
naissance à quelque chose de merveilleux : la transformation de mon caractère à
Son image, non pas d’un seul coup, mais peu à peu. C’est un chemin facile, un
chemin béni, que chacun est capable d’emprunter. Le seul prix à payer sera de
précipiter mon ego de son trône d’orgueil, afin que je puisse m’abandonner dans
les bras de Jésus. Ce prix-là n’est vraiment pas trop élevé. Un des livres les plus connus de Mère
Basilea porte le titre Plus jamais le même. Il a été traduit en
vingt-sept langues et, récemment, un magazine chrétien russe l’a publié en
plusieurs étapes, deux chapitres à la fois. C’est l’introduction de Mère
Basilea, au début du livre, qui rend cet ouvrage si important, car elle nous y
expose certains principes bibliques fondamentaux sur la manière dont nous
pouvons changer. Accepter la vérité sur nous-mêmes, recevoir le pardon de Jésus
et mener le combat de la foi, tout cela ancrera dans nos cœurs le plus grand
cadeau du ciel : un amour grandissant pour Jésus. Se connaître d’abord soi-même avant de
prier pour les autres, telle est la véritable attitude sacerdotale. C’est
seulement en ayant une telle attitude que nous pourrons soutenir
spirituellement le peuple d’Israël afin qu’il ne mette plus sa confiance dans
les hommes, dans la bonté de la nature humaine, qu’il n’attende plus son
secours de la part des hommes, mais qu’il attende son secours uniquement du
Seigneur. Ôtons la pierre d’achoppement de notre
mentalité chrétienne idéaliste ; ôtons la lourde pierre de notre orgueil et de
notre propre- justice. Dieu pourra alors se servir de nous comme catalyseurs
dans le processus de préparation de Son peuple à l’avènement de son Messie. La troisième et dernière grosse
pierre à ôter : Quand quelqu’un trouve la foi, il
expérimente souvent l’amour débordant de Dieu, beaucoup d’exaucements de
prière, la guérison et parfois même des miracles. Et puis, un temps arrive où
même les requêtes de prière les plus désespérées semblent rester sans réponse.
On ne ressent ni ne goûte plus la présence de Dieu. Il s’éloigne de nous, Il se
tait, tout est sombre. Rarement nos églises et nos assemblées nous préparent à
traverser de telles épreuves. C’est un vrai problème, car sans y être préparé,
on tombe dans le découragement au lieu de tenir ferme dans la première épreuve
de la foi. Nombreux sont ceux qui en ressortent déçus et frustrés, qui perdent
leur premier amour, leur enthousiasme, même leur foi, et certains pour
toujours. Un jour, j’ai reçu le verset de
Matthieu 11.6 comme parole de la part du Seigneur : « Heureux celui pour qui je
ne serai pas une occasion de chute ! » Cette parole m’a souvent aidée dans des
moments où se produisait le contraire de ce que j’avais attendu de la part du
Seigneur. Mère Basilea, qui a elle-même parcouru les sombres vallées de la
foi, nous a laissé une précieuse prière de confiance : « Mon
Père, je ne Te comprends pas, mais je
Te fais confiance. » Ce qui nous arrive n’est, en général,
rien en comparaison de ce que le peuple d’Israël a eu à endurer. Il nous suffit
de regarder l’histoire d’une seule famille juive pour le comprendre. Le pire
de tout, c’est que ce qu’ils vivent semble si souvent être le contraire de ce
qu’ils savent de l’Ecriture Sainte, à savoir qu’à la fin Dieu sauve et rétablit
le juste et punit l’injuste. Mais pendant la Shoah, les croyants juifs qui
craignaient Dieu et les incroyants juifs furent massacrés ensemble
systématiquement, sans mentionner le million et demi d’enfants innocents.
C’est la raison qui motive cette question que nous avons si souvent entendue :
« et Dieu, où était-Il à Auschwitz ? » Peut- être le tsunami du Noël de l’année
2004 a-t-il aidé, au moins certains d’entre nous, à avoir une petite idée de
l’épaisseur de telles ténèbres. Il serait en effet superficiel, et même erroné,
d’affirmer que dans cette catastrophe naturelle, le Seigneur a protégé tous les
croyants. Une des paroles bibliques favorites de
Mère Basilea se trouve dans Philippiens 3. L’apôtre Paul y décrit le programme
qu’il a pour sa vie. Dans ce passage de Philippiens 3.7-14, un seul désir
ardent le pousse : il veut connaître Jésus, il veut Le connaître davantage, il
veut Le connaître plus profondément. Le verset clé est le verset 10 : « Mon but
est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la
communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. » Je
suppose que la plupart d’entre nous s’attendrait à ce que le point culminant
spirituel soit le désir de connaître la puissance de Sa résurrection. Mais Paul
va plus loin que cela, il désire davantage : partager les souffrances du
Seigneur, même jusque dans la mort. Cela veut dire que la puissance de la résurrection
de Jésus rend Paul capable d’avoir part aux souffrances du Seigneur. La puissance rédemptrice de la
résurrection de notre Seigneur nous en rendra capables même en cette heure de
l’histoire du monde où nous vivons. Mais ce passage nous révèle aussi le
mystère de l’épouse de Christ et de son amour passionné pour Jésus, comme il
est écrit dans le Cantique des Cantiques 8,6-7 : « L’amour est fort comme la
mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; ses ardeurs sont
des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel. Les grandes eaux ne peuvent
éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeraient pas ». C’est cet amour
dont nous avons besoin, sinon nous ne serons pas capables de nous tenir aux
côtés de Son peuple bien-aimé. Par la puissance de la résurrection de Jésus et
de Sa victoire, chacun d’entre nous peut trouver cet amour qui tient ferme dans
l’épreuve de la foi, même au milieu de la plus profonde souffrance. Mais
comment cela se réalise-t-il dans notre vie quotidienne ? Si, par exemple, nous nous sentons
rejetés, si nous ne recevons pas l’amour et la reconnaissance que nous
désirons, si nous nous sentons humiliés, si nous recevons des reproches
injustes, nous savons alors que nous pouvons trouver notre identité dans les
souffrances de notre Seigneur, dans la disgrâce, l’abandon et l’humiliation que
Lui- même a subis. Nous trouvons alors la paix et, d’une façon cachée, même la
joie, parce que nous sommes unis à Celui que nous aimons, et nous n’avons pas
besoin de lutter pour sauvegarder une bonne image. L’épouse appartient à
l’Époux et elle Le suit pas à pas. Ce fut le secret de la vie de Mère Basilea
qu’elle a décrit dans son autobiographie, La clé du ciel. En faisant
beaucoup de tels petits pas, nous sommes préparés par le Seigneur pour des
souffrances plus grandes encore qui se termineront peut-être même par la
persécution et la mort. Au cours
des siècles, Israël, Son peuple, a été l’objet d’indicibles humiliations. La
haine et le rejet profonds que les Juifs ont subis nous rappellent ces paroles
d’Esaïe 53. Les Juifs étaient « semblables à celui dont on détourne le visage,
dont l’aspect n’avait rien pour nous plaire ». Ils ne trouvaient jamais
d’explication pour les souffrances qui leur étaient infligées ; elles
demeuraient une énigme pour eux que personne ne savait résoudre. Cependant,
tout pourrait se résoudre s’ils arrivaient à s’identifier aux souffrances de
leur Messie. Mais pour que cela puisse se produire, il faut que nous d’abord,
nous nous identifiions à Lui. C’est seulement ainsi que nous pourrions soutenir
le processus de naissance le plus bouleversant qui ait jamais eu lieu, la
naissance de la plus belle des épouses : Israël. Apocalypse
12.1 nous montre ce que le Seigneur attend de Son épouse dans les temps de la
fin. Ce passage décrit comment elle pourra surmonter les souffrances : « Ils
l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur
témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. » Tout
d’abord : «…à cause du sang de l’agneau », c’est la raison pour laquelle on
trouve de nombreuses prières et chants dans nos publications qui louent le
sang de l’Agneau comme étant la force la plus efficace dans le combat contre
les puissances des ténèbres. Je
connais ma propre faiblesse et ne pourrai jamais garantir que je tiendrai
ferme, que je serai prête. Ma garantie, c’est Jésus dans la puissance
victorieuse et inégalée de Sa résurrection, qui s’accomplira dans ma faiblesse
(voir 2 Corinthiens 12.9). L’épouse issue des nations n’arrivera jamais à la
perfection sans l’épouse issue d’Israël. Israël est le premier-né de Dieu ;
l’épouse issue d’Israël est les prémices. Nul d’entre nous ne pourra entrer
dans la Cité de Dieu sans Israël, car les noms des douze tribus d’Israël sont écrits
sur les portes de la cité céleste. Quand on écoute certains messages de Juifs
messianiques qui aiment Jésus, on prend conscience de l’amour passionné de
cette épouse. Et nous qui sommes issus des nations, nous avons le privilège de
prendre part au processus de préparation de l’épouse issue d’Israël. Au début de l’année 2005, un pasteur
suédois a appelé les temps que nous vivons « la dernière minute de grâce ».
Puissions-nous exploiter cette précieuse dernière minute pour notre Seigneur et
pour Jérusalem afin que toutes les nations voient enfin sa gloire (Esaïe
62.2). Prions : O Seigneur, rends-nous prêts à participer à Ton plan éternel d’amour
avec le peuple d’Israël. Rends-nous prêts à prendre part à la communion de Tes
souffrances. Rends-nous prêts à communier aux souffrances de Ton peuple élu et
bien-aimé. Nous Te
rendons grâce de ce que Tu as permis à chacun d’entre nous de vivre ces
précieux derniers temps de grâce. Nous Te rendons grâce de ce que même le plus
faible et le plus petit d’entre nous est capable d’ôter de lourdes pierres.
Nous Te rendons grâce de ce que même le plus faible et le plus petit d’entre
nous peut aplanir la route pour Ton peuple. Nous Te rendons grâce de ce que
nous sommes capables de le faire parce que Tu nous en rends capables. Nous nous
remettons totalement entre Tes mains et nous nous abandonnons à Ton cœur
d’amour, à Toi, notre Seigneur, Toi qui es l’Alpha et l’Oméga de notre foi,
l’Agneau de Dieu sur le trône éternel, notre Époux bien-aimé et le Roi du
peuple d’Israël.
Publication complémentaire: La culpabilité de la chrétienté
envers le peuple juif, 24 p.
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