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et va d'abord te réconcilier avec ton frère"   ( Evangile de Matthieu 5 : 23 )

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Onésime

 

 

Le billet d’Onésime

février 2004

 

 

Je sais bien qu’on ne devrait jamais commenter et critiquer la prière d’autrui. Mais ce fut plus fort que moi et je vais le faire quand même. C’est si vieux. Je ne prononcerai aucun nom ni ne fournirai aucun détail ; on ne saura pas où ça s’est passé. Mon excuse, c’est que …

 Mais non, si je vous la dis d’emblée, mon récit perd de son intérêt. Bref, la personne dont il s’agit déclarait dans sa prière :  « Seigneur, je me désolidarise de … » 

Peu importe de quoi et de qui. J’avoue que je n’ai plus écouté la suite de la prière. Si vous me permettez une expression douteuse, je me suis désolidarisé de cette prière. J’étais choqué. Je me disais :  « C’est quoi se désolidariser ? Est-ce que c’est chrétien ?  Est-ce que ça entre dans le chapître 13 de la Première aux Corinthiens ? En me désolidarisant, je porte un jugement massif, je condamne telle ou telle attitude, telle ou telle personne ou ensemble de gens, je coupe les liens, je tourne le dos, j’excommunie, je retire mes billes. Pour me désolidariser, je coupe les ponts. Je dénonce. Je me déclare tout pur par rapport à ceux dont je m’écarte. Je n’ai pas à m’interroger, ni à m’inquiéter, ni à me mettre en cause. Je me suis désolidarisé à « l’eau de Javel » de mon autojustification .

 

J’ai eu deux intuitions. L’une n’avait rien de consolant. L’autre m’a ouvert les yeux sur une grâce. L’intuition inquiétante : Nous sommes nombreux à dire : « Je me désolidarise du racisme, de l’Inquisition, des guerres de religion, des souffrances que les Juifs ont subies de la part des Chrétiens. Moi, je suis tout propre.  Dans ces situations, j’aurais été parfait … » (N’insistons pas : comme c’est facile de penser ainsi, et si commode, et si peu probable … !)

 

L’intuition consolante, c’est le contraire du verbe « se désolidariser », c’est la grâce de la communion des saints, même dans leurs erreurs, parce que j’en souffre pour eux et avec eux et que je veux purifier mon comportement dans l’amour pour eux, sans m’ériger en procureur. Je participe à ce qu’ils m’ont légué de positif en m’écartant de leurs faiblesses. C’est dans la communion des saints, humblement, que je peux, par exemple, aimer les Juifs tout en assumant ma part de ce qu’ils nous reprochent, dans un mouvement du cœur qu’ils nous ont légué.

 

Ils ont un mot pour cela : Ils l’appellent la « techouva ».

 

                                                                               Onésime

 

 

Yerushalaim n°35

 

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